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Ravel

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Maurice Ravel, compositeur Français (1875 - 1937)

Sonatine pour le piano, 1905

RavelMaurice Ravel est né le 7 mars 1875 à Ciboure (près de Biarritz). Ses parents s'installèrent trois ans plus tard à Paris. Il entra au Conservatoire de Paris à l'âge de quatorze ans, où il bénéficia notamment de l'enseignement de Gabriel Fauré qui lui apprit la composition. En 1901, Maurice Ravel obtint un second prix au Concours de Rome. Il n'obtint jamais le premier prix malgré deux autres tentatives ultérieures. En 1905, lorsqu'il fut éliminé du concours, il était déjà très connu et avait déjà composé Jeux d'eau, Pavane pour une infante défunte, un quatuor à cordes, Miroirs...mais certains lui reprochaient d'imiter Debussy.

Maurice Ravel composa l'essentiel de son oeuvre jusqu'en 1913. En 1914, bien que réformé, il obtint d'être engagé dans le corps ambulancier à Verdun et fut démobilisé en 1917. Après la guerre, il choisit de vivre dans une maison retirée avec ses nombreux chats dont il raffolait. Il était également passionné par les automates, dont il avait une collection. En 1920, il fit scandale en refusant la légion d'honneur. Par la suite il voyagea à l'étranger. C'est en 1928 qu'il composa le très célèbre Boléro, considéré d'abord par Maurice Ravel comme un simple exercice.

En 1932, Maurice Ravel subit un traumatisme crânien lors d'un accident de taxi. Il en résulta progressivement des troubles du langage et de la motricité. Il est mort le 28 décembre 1937, après plusieurs années d'atroces souffrances et au lendemain d'une opération chirurgicale sans espoir.

Dédicacée à Ida et Cipa Godebski, la Sonatine fut créée par Paule de Lestang, à Lyon, le 10 mars 1906. L’oeuvre s'ouvre sur un chant troublant et pénétrant, qui parcourt les trois mouvements de la pièce. Inventeur de "Pianissimos subits, colorations délicates et ravissantes ardeurs !", Ravel manifeste une aisance parfaite dans le moule des formes anciennes. "Un chant ingénu en Fa dièse mineur, traversant presque tout de suite l'accord de Do dièse, s'envole avec grâce sur des battements de triples croches qui palpitent dans ce ciel crépusculaire de Fa dièse." Après un Menuet en Ré bémol, la Sonatine se termine en un Fa dièse majeur que Vladimir Jankélévitch qualifie d'"effervescent et vermeil"...

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