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Saint-Saëns

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Camille Saint-Saëns, compositeur Français (1835-1921)

Sonate pour clarinette et piano op.167, 1921

Saint-Saens Camille Saint-Saëns est né à Paris le 9 octobre 1835. Enfant prodige, il écrit ses premières pièces pour piano à l’âge de trois ans et demi. La musique de chambre est un pilier essentiel de l’Å“uvre de Camille Saint-Saëns. Dès 1860 elle contribue plus qu’aucune autre à étayer la renaissance d’un genre si délaissé en France, ses facettes multiples témoignent de l’éclectisme de l’auteur : attachement à la solide tradition allemande, classique et romantique, que viennent renouveler une élégance, un charme, une finesse de lignes bien français, un sens de l’humour, des timbres et des couleurs qui lui sont personnels. Saint-Saëns composa de la musique de chambre dès l’âge de 5 ans jusqu’à sa mort, soit quatre-vingt ans de production ! Il composera en tout 10 sonates pour instrument et piano dont 7 survécurent.

 

La sonate pour piano et clarinette dédiée à Auguste Perrier fut composée en 1921. Elle comprend quatre mouvements.

Le premier mouvement : allegretto, repose sur un thème élégant à la clarinette en forme de question réponse soutenu des batteries au piano. Les ressources particulières de la clarinette : arpèges virtuoses, grands écarts de registres sont merveilleusement mis en valeur.

L’allegro animato, qui le suit, en forme de scherzo, fait preuve de plus d’audace de la part de Saint-Saëns au niveau des accords du piano qui apparaissent bien peu orthodoxes sous la plume d’un maître réputé pourtant très conservateur.
Le troisième mouvement : lent et grave repose sur le registre grave des deux instruments peut évoquer une lente procession dans un paysage d’hiver.

Dans le final : molto allegro, le babillage brillant de la clarinette est égrainé de quelques audaces d’écriture qui montrent un Camille Saint-Saëns audacieux faisant un clin d’Å“il à ses contemporains de 1920 : ainsi des piquantes secondes diminuées. Puis la mélodie de l’allegretto qui ouvrait la sonate reparaît avec nostalgie assurant l’unité de l’ensemble.

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